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La poussière des souvenirs – Susanne Abel

J’ai mis un temps fou à lire ce roman, dix jours. Je lis un peu moins que d’habitude car j’ai une nouvelle passion depuis peu, les puzzles 😀 , et je passe tout mon temps libre à assembler des milliers de pièces. Et quand j’arrête, il est trop tard pour lire et je tombe de fatigue immédiatement 😀

L’intrigue est centrée sur Tom et sa mère. Tom est un célèbre animateur télé en Allemagne. Célibataire endurci qui multiplie les conquêtes d’un soir, il oscille entre une vie professionnelle enrichissante et une vie personnelle frivole. Son quotidien se verra bouleversé lorsque sa mère de 85 ans bascule peu à peu dans la démence, commençant à confondre le passé et le présent. Au milieu de ses souvenirs qui s’effacent peu à peu, certains

La poussière des souvenirs est construit sur deux temporalités : le présent avec Tom, et le passé avec sa mère alors qu’elle n’était qu’une toute jeune fille, élevée par une famille nazie (et fière de l’être)… Au fil du temps, des souvenirs profonds refont surface, et des noms dont Tom n’avait jamais entendu parler. Il se lance alors, avec l’aide de son assistante Jenny, dans une véritable enquête qui le mènera à des révélations fracassantes.

Comme d’habitude dans les romans construits de cette manière, c’est la partie dans le passé qui m’a le plus plue. On découvre ce qu’a été la vie de la mère de Tom, pendant la guerre mais surtout l’après-guerre, alors que les américains étaient implantés en Allemagne une fois la guerre terminée. La jeune femme fera alors la rencontre de sa vie, un jeune soldat américain  dont elle tombera éperdument amoureuse. Le problème est qu’il est noir et que les couples mixs sont particulièrement mal vus à cette période.

Ce roman traite de thèmes durs, parfois révoltants : racisme, pression sociale et familiale.

J’ai eu plus de ma avec les parties du présent. J’ai ressenti une certaine longueur à la moitié du roman et cette impression ne m’a pas quittée jusqu’à la fin. Je voulais le termier pour savoir mais je n’y ai pas pris autant de plaisir qu’avec L’épouse allemande par exemple. Le roman aurait pu gagner à être un peu plus court.

Malgré ces longueurs, j’ai continué à le lire parce que l’autrice a malgré tout réussi à éveillé ma curiosité et j’ai eu envie de continuer de découvrir la vie de XXX.

J’ai apprécié également le traitement fait par l’autrice de la relation mère-fils. Je les ai trouvés très touchants ensemble, proches sans être fusionnels, mais avec une inversion des rôles du fait de la maladie. L’histoire montre aussi qu’on peut passer toute sa vie aux côtés de ses parents, sans vraiment les connaître finalement… Tom voyait en sa mère une femme froide, en proie à des épisodes de mal-être et de dépression sans savoir que cet état de fragilité émotionnelle était dû aux traumatismes de son passé.

J’ai été particulièrement touchée par le traitement qui est fait par l’autrice de la maladie et de la mémoire, qui disparaît avec la maladie. Les souvenirs s’effacent,  mais l’amour et les émotions restent intactes. Et cela a trouvé un échos en moi car j’ai perdu ma grand-mère qui m’a élevée de cette terrible maladie il y a une quinzaine d’année, et je me souviens très bien de ce que j’ai ressenti la première fois qu’elle ne m’a pas reconnue, et le reste de sa vie où je n’étais plus qu’une étrangère pour elle, mais une étrangère qu’elle aimait car elle était toujours très heureuse en me voyant arriver dans sa chambre. Le traitement qui est fait de la maladie par l’autrice est très juste et c’est ce qui rend l’ouvrage touchant.

Le mot de la fin

La poussière des souvenirs est un roman touchant mais qui souffre de quelques défauts qui ont entaché ma lecture. Je ne regrette pas de l’avoir lu mais il ne fera pas partie de mes lectures préférées 2026.

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