Chronique lecture, Sagas familiales

Les mystères d’Eversand (Tome 1) La suivante – Victor Dixen

Je ne sais pas quoi lire en ce moment. Je n’ai pas d’envies particulières, pas de nouvelle lubie en cours… J’ai abandonné un certain nombre de romans américains ces derniers temps alors que j’avais vraiment envie de ne lire que ça jusqu’à mon départ en voyage au pays de l’oncle Sam fin août… Cette saga en quatre tomes, Les mystères d’Eversand, bénéficie d’une grosse hype ces derniers temps sur les réseaux sociaux littéraires et ce sont mes amis Katia (Encore un livre) et Gérald (Gerald en poche) qui m’ont donné envie de me lancer. Et j’ai bien fait !

Je vous parle aujourd’hui du premier tome de la série Les mystères d’Eversand, La suivante, écrit par Victor Dixen.

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Chronique lecture, Jenny Colgan

La charmante librairie des jours heureux – Jenny Colgan

Jenny Colgan est mon autrice doudou, dès que je traverse une période lecture compliquée, je lis un de ces romans et ça me fait tellement bien ! Si vous me suivez un peu sur Instagram, vous constaterez que je traverse un véritable désert littéraire en ce moment et que j’abandonne la majorité des bouquins que je commence… Tout m’ennuie (pour être polie), tout me lasse, aucune intrigue ou presque ne m’accroche… Bref, c’est pas l’éclate !

Considérez donc que si j’ai terminé ce roman, c’est que je l’ai aimé !

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Recettes

Financiers aux noisettes

Je déteste jeter de la nourriture et j’essaie d’exploiter au mieux chaque ingrédient pour ne pas gâcher.

Et là vous vous dites « ah les fameux blancs d’œuf qui traînent 5 jours au frigo, et qui terminent systématique au fond de l’évier »… Cette recette peut être réalisée en moins de 5 minutes, elle vous permettra non seulement de consommer vos blancs d’œufs plutôt que de les jeter, mais aussi de consommer du fait maison plutôt que de l’industriel bourré de cochonneries.

Je ne les ai pas goûtés par je suis allergique aux fruits à coque, mais le Viking m’a dit qu’ils étaient excellents !

Facile, rapide et économique, vous n’aurez plus aucune excuse pour utiliser vos blancs d’œufs !

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Chronique lecture

Les eaux sauvages – Kurt & Ellie Johnson

Les rares romans qui trouvent grâce à mes yeux actuellement sont tous des romans où la nature prend une place très importante dans le récit. Peut-être est-ce mon besoin d’évasion et de reconnexion à la nature qui dicte mes préférences littéraires en ce moment… Dieu merci, notre semaine de rando dans les Alpes arrive à grands pas et je vais pouvoir recharger mes batteries émotionnelles et sociales 😀

Avec Les Eaux sauvages, j’ai trouvé exactement ce que je recherchais : une immersion totale dans les grands espaces canadiens, une aventure humaine intense et une réflexion touchante sur l’amour et la résilience. Après avoir abandonné ma précédente lecture (L’épicerie du paradis sur terre de James McBride), j’ai été étonnée de la facilité avec laquelle j’ai été happée par ce récit, par l’immensité des paysages décrits.

Je vous parle aujourd’hui du roman Les eaux sauvages, de Kurt et Ellie Johnson, publié aux Editions du Seuil.

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Chronique lecture

Retrouvailles à la librairie de Wellfleet – Kristan Higgins

Ce roman m’a attirée en librairie grâce à cette sublime couverture illustrée. Quand j’ai découvert, à la lecture de la quatrième de couverture, que l’intrigue se déroulait aux États-Unis, je n’ai pas réfléchi 30 secondes avant de l’acheter. Entre petite ville côtière pleine de charme, librairie indépendante et secrets de famille, il avait tout pour me séduire. !

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Chronique lecture

Les semeuses – Diane Wilson

Cette chronique va être relativement courte et peu fouillée car, même si j’ai plutôt bien aimé ce roman, je n’ai pas grand-chose à en dire… Certains romans nous marquent profondément, alors que d’autres nous accompagnent simplement le temps de quelques soirées, ils glissent sur nous mais n’arrivent pas à nous atteindre au plus profond de notre âme de lecteur. Les semeuses fait partie de cette deuxième catégorie pour moi, et j’ai d’ailleurs oublié pas mal de choses de l’intrigue alors que je l’ai terminé il y a moins d’une semaine..

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Chronique lecture

Où vivaient les gens heureux – Joyce Maynard

C’est l’histoire d’une famille qui a volé en éclat, comme tant d’autres me direz-vous. Fracassée par les silences, les non-dits et les regrets, les maladresses et les mauvais choix. Personne ou presque ne pourra dire le contraire : les relations familiales, aussi précieuses soient-elles, peuvent parfois devenir profondément dévastatrices. C’est ce territoire intime et douloureux que Joyce Maynard explore dans ce roman, Où vivaient les gens heureux. Le titre à l’imparfait annonce immédiatement la couleur, oui il y aura du bonheur dans ce roman, mais non, il ne durera pas.

Une famille en miettes

Rien n’a jamais été simple dans la vie d’Eleanor. Elevée par des parents alcooliques qui la voient comme une intruse entre eux, elle devient orpheline à l’adolescence et doit apprendre à se construire seule, sans repères ni soutien pour l’aider à avancer. Et puis il y a la rencontre avec Cam, un jeune artisan bohème passionné par le travail du bois, un homme lumineux qui semble ne voir de la vie que ses côtés positifs et sa beauté sans contraintes. S’il est un homme doux et passionné, il est surtout immature et utopiste. tandis qu’elle est fermement ancrée dans la réalité, faisant tout pour assurer une certaine sécurité et stabilité à leurs trois enfants. D’abord, leurs différences les rapprochent et les complètent ; mais peu à peu, le poids du réel, les désillusions et les années finissent par les éloigner, jusqu’à l’inévitable rupture.

Et cette rupture va être dévastatrice pour elle.

Les silences qui détruisent

Je pense que les trois quart des événements malheureux de cette histoire sont dus aux non-dits, aux rancœurs et aux situations qu’on laisse pourrir. Comme dans beaucoup de relations amoureuses ou familiales qui volent en éclat d’ailleurs. J’aurais eu envie mille fois de dire à Eleanor de parler plutôt que de garder pour elle tout ce qui lui faisait du mal. Même si j’ai ressenti un profond attachement envers elle je n’ai pas pu m’empêcher de lui en vouloir de se montrer si peu combattive, de subir au lieu de parler et d’essayer d’arranger les choses. Et d’un autre ressenti j’ai ressenti une profonde tristesse pour elle car je la considère comme une éternelle victime dans cette histoire. Sa vie a été faite de sacrifices et de renoncements, elle a étouffé ses propres envies, mis de côté ses besoins et ses rêves pour le bonheur de ses enfants et de son mari. À force de ne vivre qu’à travers les autres, elle finit par se perdre elle-même en tant que femme autant qu’en tant que mère. Et finalement, elle perd tout : son couple, ses repères, sa chère maison si difficilement acquise, l’image idéalisée de sa famille, mais aussi une partie d’elle-même. Epuisée d’avoir trop donné et s’être trop effacée, elle finira par tout abandonner…

La maison des souvenirs

Je ne peux pas vous parler de ce roman sans évoquer la maison familiale. Elle tient une place particulièrement importante dans ce roman : elle est l’endroit où Eleanor tente de se reconstruire après la mort de ses parents, elle est le lieu où elle voit naître son premier grand amour, puis celui qui accueille ses trois enfants. On l’imagine presque cette petite maison isolée dans la campagne, avec la douce lumière de l’aube qui passe à travers les arbres et vient illuminer le jardin recouvert de la rosée du matin. On imagine les enfants courir, jouer dans la nature sous le regard bienveillant de leurs parents. Ils vivent chichement mais ils sont heureux, du moins Cam et les enfants sont heureux. On assiste à de grands bonheurs mais également à des drames. La maison est le lieu qui les réunit tous, le ciment de leur vie. Il y a un attachement presque humain avec elle. Alors quand le couple vole en éclat et qu’Eleanor la quitte, c’est un véritable déchirement. On a le sentiment qu’elle ne trouve sa place nulle part après son départ, qu’elle n’arrive à s’approprier aucun lieu. Si elle ne faisait qu’un avec sa maison du bonheur, elle semble être une pièce rapportée dans la prochaine qu’elle occupera.

La délicatesse de l’écriture de Joyce Maynard

Il y a dans ce livre une profonde mélancolie, quelques rayons de soleil bien sûr, mais j’ai ressenti une profonde tristesse durant ma lecture. Cette histoire m’a touchée parce qu’elle ne parle pas seulement de la perte (perte d’une famille, perte d’un idéal de vie, liens rompus avec les personnes qui devraient être le centre de notre vie) elle parle aussi de la douloureuse reconstruction et du fait que malgré la douleur et les regrets, on continue de vivre.

Ici, pas de spectaculaire ni de grands coups d’éclat. Joyce Maynard possède ce talent de décrire avec justesse les émotions et les situations. Elle rend son atmosphère palpable de mainère à nous immerger complètement auprès de cette famille et de cette maison dans laquelle ils vivent.

C’est une écriture délicate et profondément sensible, qui touche davantage par ce qu’elle suggère que par ce qu’elle montre frontalement.

Le mot de la fin

Au fond ce roman, il parle de nous tous et vous serez sans doute nombreux à vous retrouver dans cette histoire.

Joyce Meynard signe un roman d’une intense sensibilité, de celle qui vous colle encore à la peau des mois après avoir terminé votre lecture.

Alors que je terminais les derniers paragraphes confortablement installée sur la terrasse avec mon mari, j’ai pensé à plusieurs reprises : quel gâchis, quelle tristesse que cette histoire !

Sous la plume de Joyce Maynard, cette histoire devient bien plus qu’un simple drame familial : elle devient une réflexion bouleversante sur l’amour, le renoncement, et la capacité qu’a l’être humaine de se relever malgré les douleurs et les drames.

Je recommande plus que chaudement !

Résumé

Le grand roman de Joyce Maynard : l’histoire bouleversante d’une famille sur cinq décennies

Lorsque Eleanor, jeune artiste à succès, achète une maison dans la campagne du New Hampshire, elle cherche à oublier un passé difficile. Sa rencontre avec le séduisant Cam lui ouvre un nouvel univers, animé par la venue de trois enfants : la secrète Alison, l’optimiste Ursula et le doux Toby.
Comblée, Eleanor vit l’accomplissement d’un rêve. Très tôt laissée à elle-même par des parents indifférents, elle semble prête à tous les sacrifices pour ses enfants. Cette vie au cœur de la nature, tissée de fantaisie et d’imagination, lui offre des joies inespérées. Et si entre Cam et Eleanor la passion n’est plus aussi vibrante, ils possèdent quelque chose de plus important : leur famille. Jusqu’au jour où survient un terrible accident…
Dans ce roman bouleversant qui emporte le lecteur des années 1970 à nos jours, Joyce Maynard relie les évolutions de ses personnages à celles de la société américaine – libération sexuelle, avortement, émancipation des femmes jusqu’à l’émergence du mouvement MeToo… Chaque saison apporte ses moments de doute ou de colère, de pardon et de découverte de soi.
Joyce Maynard explore avec acuité ce lieu d’apprentissage sans pareil qu’est une famille, et interroge : jusqu’où une femme peut-elle aller par amour des siens ? Eleanor y répond par son élan de vie. Son inlassable recherche du bonheur en fait une héroïne inoubliable, avec ses maladresses, sa vérité et sa générosité.

Citation

« Tu dois comprendre une chose, Ursula. Il arrive qu’il n’y ait pas de solution. il arrive que ce qui est cassé ne soit pas réparable. »

« Eleanor le savait depuis longtemps : même si on ne pouvait pas survivre à ce qu’elle avait dit, elle survécut. Au prix d’un immense chagrin. Mais elle continua de vivre. »

Chronique lecture

C’était notre terre – Kathleen Grissom

Vous le savez si vous me suivez depuis longtemps, je suis une femme de lubie. Ou plutôt qui a des lubies. Si ma période polar et thriller a duré particulièrement longtemps, mon obsession 2025 a été la lecture des grandes sagas familiales. J’en ai enchaîné plusieurs à la suite, incapable de lire autre chose pendant des mois.

Et visiblement, 2026 marquera le grand retour de ma lubie américaine.

Je pense que l’impatience qui grouille en moi en pensant à mon voyage de fin août (mon deuxième dans l’Ouest américain) n’y est pas étrangère. J’ai tellement hâte de retrouver ces paysages immenses et grandioses que j’ai déjà besoin de m’y replonger à travers mes lectures. Pour moi, c’est un peu comme une façon de me mettre doucement dans l’ambiance, de retrouver cette atmosphère si particulière des grands espaces américains avant même de reprendre l’avion.

L’histoire nous plonge dans l’Ouest américain des années 1870, au cœur des tensions entre les peuples autochtones et les colons blancs. Une période qui me fascine énormément en ce moment, notamment parce que je regarde actuellement 1883 et 1923. J’ai retrouvé dans ce roman cette même atmosphère âpre et sauvage : les grandes plaines, les conditions de vie difficiles, les conflits de territoire, mais aussi cette sensation permanente d’assister à la disparition d’un monde.

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Chronique lecture

La chambre aux papillons – Lucinda Riley

Un roman de Lucinda Riley, et ça repart !

J’ai traversé quelques semaines assez compliquées côté lecture. La faute à mon immense coup de cœur pour Là où chantent les écrevisses, qui m’a tellement époustouflée que tout me semblait bien fade après lui. Depuis, j’ai d’ailleurs abandonné pas moins de huit romans, incapable de retrouver quelque chose à sa hauteur. Il aura finalement fallu tout le talent de Lucinda Riley pour que je parvienne enfin à terminer un livre.

J’avais ce roman dans ma petite pile à lire depuis un moment, sans jamais vraiment avoir envie de l’en sortir… allez savoir pourquoi. Enfin si, au fond, je le sais très bien : les romans de Lucinda Riley sont souvent si riches, denses et foisonnants que j’appréhendais un peu de m’y plonger.

En ce moment, j’ai plutôt besoin de lectures légères dans lesquelles je peux rentrer facilement et revenir, même après plusieurs jours de pause, sans avoir l’impression d’avoir perdu le fil ou oublié la moitié des personnages. J’avais peur de ne pas avoir l’énergie mentale nécessaire pour me lancer dans une fresque familiale complexe ou un récit aux multiples temporalités. Et pourtant, dès les premières pages, j’ai retrouvé ce qui fait tout le charme des romans de Lucinda Riley : cette capacité à happer le lecteur presque malgré lui et à rendre l’abandon du livre incroyablement difficile. Grâce à elle, aucune envie de poser mon bouquin pour faire du puzzle ou de la pâtisserie !

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