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L’île des hommes déchus – Guillaume Audru

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Ça faisait un moment que j’avais prévu de lire ce livre, et puis le temps passe, et puis il y a toujours tout un tas de livre que je veux lire tout de suite, là, maintenant… Et puis un appel sur Facebook, l’auteur, Guillaume Audru, recherche quelques lecteurs pour partager quelques pages de son prochain livre. Je me porte évidemment volontaire, sauf qu’il faut avoir lu le livre précédent avant d’entamer la lecture d’une partie du manuscrit. Voilà chose faite! Le livre a été publié aux Editions du Caïman.

 

L’île des hommes déchus se déroule sur l’île écossaise de Stroma, habitée par quelques âmes constituant une paisible communauté sur ce petit bout de terre agité par le vent tempétueux et les embruns. Eddie, enfant du pays, revient ses les terres de son enfance suite à une proposition d’emploi de son père, Roy. Eddie accepte, il vient de raccrocher son uniforme de flic en ville et il semble un peu paumé, mais prêt à reprendre la boutique de souvenirs familiale. La relation entre le père et le fils est froide et tendue, inexistante avec sa mère qui est complètement effacée. La vie s’écoule paisiblement, jusqu’à la découverte d’ossements humains, qui semblent dater de plusieurs années, sur un chantier de construction. L’enquête est confiée à Moira, l’ancienne petite amie d’Eddie qui est également flic. C’est également pour elle un douloureux retour au pays, on comprend au fur et à mesure de la lecture quels drames ont fait d’elle la pestiférée qu’elle semble être aux yeux des insulaires. C’est donc dans un climat de haute tension que l’enquête est menée, jalonnée par des menaces incessantes des notables de la région et de leurs nombreuses tentatives de ralentir ou enterrer l’affaire.

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Conscience animale – Franck Thilliez

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J’ai découvert Franck Thilliez il y a plusieurs années et il a été un des premiers auteurs de thrillers français que j’ai lu, mon premier coup de cœur, longtemps sur la première place de mes auteurs préférés. Conscience animale est le premier livre qu’il a écrit, mais je viens seulement de le découvrir car il est quasi impossible de le trouver en format papier dans le commerce. Il a bien été publié en 2002 chez Cy Editions, mais il est depuis introuvable et selon l’auteur, une réédition n’est pas prévue.

 

Conscience animale commence par les retrouvailles entre deux amis. L’un, Warren, est bien installé dans sa vie famille familiale, il est marié avec Beth, gentille épouse effacée, ils ont deux jumeaux, Tim et Tom, il a un travail commun, ils vivent dans une jolie maison, tandis que l’autre revient de plusieurs années de voyages en Afrique où il a été confronté à des situations et des événements hors du commun. La soirée se déroule sans encombre, ils se promettent de se revoir régulièrement. Et puis la petite vie de Warren commence à s’assombrir : ses poissons meurent nuit après nuit, deux petits trous sur leur corps, puis c’est au tour du chien. D’un autre côté, on nous fait part de meurtres sauvages : morceaux de peau, de muscles arrachés, jambes découpées, les meurtres sont gores, barbares, sanglants et nombreux. L’enquête est confiée à celui qui deviendra le personnage récurrent de l’auteur, l’inspecteur Sharko, jeune homme marié et jamais confronté à une affaire comme celle-ci. Commence alors une véritable plongée en enfer, dans l’univers barbare d’un groupe sectaire, où sorcellerie et rites vaudou sont pratiqués par des personnes enrôlées par un « gourou » manipulateur. On découvrira alors le côté obscur, animal, bête féroce de l’être humain…

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Pour te protéger – Stéphane Tinner

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C’est grâce aux réseaux sociaux que j’ai fait la connaissance virtuelle de Stéphane Tinner, auteur suisse qui a publié récemment son premier auto-édité, Pour te protéger. L’auteur m’a contactée pour me proposer son livre à chroniquer, et vu qu’il s’agit d’un thriller et en plus auto-édité, je n’ai pas hésité un seul instant!

Pour te protéger, c’est l’histoire de Guillaume, jeune trentenaire issu de la haute société Suisse, qui est recontacté par son ex Sara. Alors que Guillaume file le parfait amour avec Emily, et qu’ils vont apprendre très rapidement qu’elle est enceinte, il est contacté sur Facebook par son ex, la sulfureuse Sara qui l’a abandonné il y a dix ans sans un mot, le laissant dans un difficile chagrin d’amour. Quand Sara lui propose d’aller boire un verre, Guillaume n’hésite même pas. Alors que sa fiancée s’occupe de préparer leur mariage, il se rendra dans une chambre d’hôtel de Genève, lieu du rendez-vous (Goujat!!!) . Sauf que ce n’est pas Sara qui l’attend, mais un mystérieux inconnu qui lui apprendra qu’un enfant est né de sa relation avec Sara, et que s’il veut les retrouver tous les deux vivants, il devra lui verser une très forte somme d’argent.

 

Le style d’écriture de Stéphane est agréable, il n’y a que peu de coquilles dans le livre et le jeu d’écriture est agréable et n’est pas lourd ni pompeux, ce n’est pas une écriture qui nous triture le cerveau, c’est écrit simplement et honnêtement. C’est une écriture récréative, on se laisse porter par le récit et les pages s’enchaînent rapidement.

L’action commence assez rapidement, Sara recontacte Guillaume dans les premières pages du livre, la rencontre intervient assez tôt et donc, la rencontre avec l’élément perturbateur aussi. Je me suis dit que du coup le livre allait continuer sur ce rythme. Pourtant, pendant toute la première partie du livre, ce sont les relations de couple qui ont été mises en avant, au détriment de l’action visant à sauver son fils prisonnier. Les passages évoquant la relation entre Guillaume et Emily, son actuelle compagne, et surtout les passages qui se déroulent 10 ans plus tôt avec Sara sont trop présents pour moi. Je n’aime pas, dans mes lectures, retrouver trop de passages amoureux, pleins de bons sentiments, assister à des scènes d’amour entre un couple qui s’aime etc. Parce que ce n’est pas mon type de lecture, et j’insiste sur ce point car certains lecteurs avec des goûts plus soft y trouveront très certainement leur compte (Julie-Anne si tu me lis!) car il faut vous souvenir de ce que j’ai détaillé plus haut, je trouve que c’est un livre qui est bien écrit!

Et puis arrive la dernière partie du livre, sur la dernière centaine de pages environ. Et là on rentre vraiment dans le vif du sujet, dans l’enquête, dans le dénouement final qui est cohérent et bien travaillé. On assiste au dénouement aussi bien du côté des enquêteurs, que de l’ensemble des protagonistes, le livre étant écrit à la 3è personne permet d’avoir un point de vue d’ensemble. Alors que certains auteurs ont la fâcheuse tendance de bâcler la fin, Stéphane a réussi à nous tenir jusqu’à l’épilogue, en détaillant tous les rouages de l’histoire.

Je reste donc, grâce à la focale faite sur l’enquête à un tournant de l’histoire, sur une impression assez positive. Je pense que ce livre peut convenir aux lecteurs de thrillers qui sont plus modérés que moi et qui n’ont pas forcément besoin de cadavres en bouillis, de meurtres violents, pour pouvoir prendre leur pied.

Je remercie par ailleurs Stéphane pour m’avoir accordée sa confiance en mon confiant son premier bébé pour chronique!

 

 

 

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Néant – Mickaël Parisi

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J’ai été contactée sur Twitter par l’auteur lui-même, Mickaël Parisi, qui m’a proposé la lecture de son ebook auto-édité. J’ai trouvé la demarche intéressante, sachant que j’aime bien découvrir de nouvelles plumes et que je m’intéresse au monde de l’auto-édition. L’auteur m’avait prévenu, il ne s’agit pas d’un thriller à proprement parlé, mais d’un livre où il faut avoir une certaine ouverture d’esprit tant il est trash. Ça a donc piqué ma curiosité, moi qui n’aime pas le politiquement correct et l’édulcoré.

 

Néant, c’est l’histoire de Marlon, gratte papier au service nécrologie d’un journal, qui est en proie à  une sorte de trop plein. Trop plein de hiérarchie, trop plein d’ordre établi, trop plein de gens, trop plein de la société… Il a des tendances suicidaires, mais n’ose pas passer le cap, il a peur de se rater, peur de l’après… Il est virulent, asocial et antisocial, anarchiste et nihiliste… Il ne trouve pas sa place dans cette société qu’il vomit.  A l’aide de l’organisation Gang des zombies, il décide d’organiser sa disparition en faisant croire qu’il est mort dans un incendie. Il assistera à son enterrement, à la cérémonie, déguisé et tapi dans le fond de l’Eglise. En contrepartie, Marlon devra œuvrer pour eux, réaliser diverses tâches. La question est de savoir comment il va se sortir de tout ça !

 

J’ai deux sentiments contradictoires après la lecture de ce livre

J’ai dans un premier temps beaucoup aimé le début : l’histoire du mec tellement à bout mais qui n’a pas le cran de se suicider, qui orchestre sa propre mort, qui assiste à son propre enterrement et qui recommence une nouvelle vie… Ça change de ce qu’on lit habituellement et j’ai trouvé que ça commençait de manière originale. L’analyse que Marlon fait de l’ensemble de la société est mordante, sans concession ni langue de bois. Clairement, je me retrouve beaucoup dans son sentiment de rejet de la société, à certains moments je me suis dit que j’aurais pu écrire ces mots, un jour où j’aurais été mal lunée et où j’en aurais voulu à la terre entière. Tout le monde en prend pour son grade : la hiérarchie, les femmes, les sdf, les prostituées, la cellule familiale, l’esclavagisme lié au travail, l’amour, l’amitié…

Cependant,  bien que j’ai aimé dans les premiers temps les critiques virulentes qui étaient faites, plus j’avançais dans ma lecture plus ça avait tendance à me fatiguer et à me peser parce que ça freinait l’avancée de l’histoire et qu’à un moment j’ai juste envie de lui dire « arrête tes polémiques et refais ta vie maintenant ! ». Je pense que le climat français ambiant y est pour beaucoup dans mon trop plein de négativité. Je sature beaucoup de tout ce qui se passe, je ne regarde plus les informations et me reprendre toute cette réalité dans la tête, c’était pas forcément quelque chose dont j’avais besoin. Donc ce qui veut dire que ce livre m’a touchée parce qu’il m’a amenée à une réalité que je ne veux pas forcément regarder en face pour l’instant (Appelez moi « l’autruche »)

 

Par ailleurs, j’ai trouvé le récit un peu fouillis, le style est lourd et  très riche aussi bien en dialogues qu’en longs passages proches du pamphlet. Clairement, ce livre est un OVNI dans le monde littéraire, il n’a pas une écriture traditionnelle. C’est déroutant et je dirai même que la lecture est fatigante dans le sens où rien n’est épargné aux lecteurs. La violence est dans les faits, la violence est verbale. Lorsque la violence s’arrête, c’est la condamnation de la société qui reprend, quand ce n’est pas ça, c’est une scène de sexe, brute, crue, animale qui reprend. Et ça durant tout le récit… Attention, ce n’est pas ça qui m’a dérangée dans le livre, il en faut beaucoup pour me choquer au point d’arrêter une lecture !

En gros, on ressort complètement chamboulé de cette lecture, le cerveau retourné, l’envie de se tirer sur une île déserte dans le grand nord pour fuir cette société…

Si vous aimez la belle écriture , les p’tites pâquerettes et les bouches en cœur, que vous êtes  un tant soit peu allergique aux grossièretés, passez votre chemin =)

Un livre à ne pas mettre dans toutes les mains, à conseiller aux lecteurs avisés qui n’ont pas froid aux yeux et qui apprécient les lectures controversées.

Nouvelle

Hostile – Franck Thilliez

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J’ai cédé. J’ai cédé aux sirènes d’une liseuse. La principale raison est que j’ai eu plusieurs propositions de manuscrits ces derniers jours et qu’il m’est impossible de les lire sur le PC et le smartphone pour une raison de confort de lecture. La seconde est que je me dis que ça servira toujours en voyages, je voyage beaucoup, j’embarque à chaque fois plusieurs livres « au cas où », que j’abîme, que je ne lis pas car je vadrouille toute la journée et que le soir je suis raide… Mais la liseuse sera très certainement confortable pour les heures d’avions et d’attente dans les aéroports.

J’ai voulu la tester rapidement, comme une gosse qui déballe son cadeau de Noël, et j’ai décidé de lire une nouvelle d’un de mes écrivains préférés, Franck Thilliez.

 

Hostile, c’est l’histoire d’un accident de voiture. Léa se réveille, endolorie et complètement bloquée dans un amas de tôle. A côté d’elle un homme qu’elle ne connaît pas et qui l’a prise en stop alors qu’elle rentrait d’une séance photo animalière dans la nature profonde. L’homme est vivant, mais également coincé dans l’habitable. Commence alors une longue attente, sans à boire ni manger, en attendant que quelqu’un découvre leur véhicule sur cette route déserte et leur vienne en aide.

 

Hostile est une nouvelle, c’est donc très court et au moment de commencer je me suis demandée si cela nécessitait une chronique. Et puis finalement j’ai quand même eu envie de donner mon avis car c’est un format qui change de ce que nous propose l’auteur habituellement!

C’est un huis clos angoissant que Franck Thilliez tisse dans cette nouvelle, et son talent, c’est de savoir captiver le lecteur dès la première ligne, de réussir à mettre en place un sentiment de profonde angoisse et d’oppression en cinquante pages. Chapeau l’artiste !

On n’a pas le temps de s’attacher aux personnages, c’est trop court, on compatis à leur situation mais ça s’arrête là. On ne sait rien d’eux, et on n’en apprendra pas d’avantage. Pas le temps de s’attarder sur des détails futiles, ça doit aller vite. Le conducteur passe tour à tour de victime à suspect dans notre tête de lecteur : il est bien trop calme vis-à-vis de la situation dans laquelle il est et son comportement envers Léa est étrange.

Le schéma de la nouvelle est respecté au sens littéraire du terme : un texte très court, une chute (vertigineuse !) dans les dernières lignes et qui nous laissent avec ce sentiment « mais pourquoi ça s’arrête là !!!! ».

Je pense que cette nouvelle aurait fait un très très bon prologue de roman ! Je conseille cette lecture rapide et divertissante si vous avez une petite heure à perdre, dans la salle d’attente chez votre médecin ou en pause entre midi.

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Nordique

Ultimes rituels – Yrsa Sigurdardottir

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Je vais (encore) passer pour une ronchonne, mais que ce livre m’a paru long… Deuxième déception en trois jours, ça commence à faire beaucoup! Au moins, vous ne direz pas que parce que c’est islandais, j’ai aimé =)

 

Ultimes rituels, c’est l’histoire de…

Thora, jeune avocate de Reykjavik associée dans un petit cabinet récent. Les affaires sont dures, ils ne sont pas connus et cherchent à se faire une place dans le cercle des avocats islandais. Thora est en proie à des difficultés financières, elle élève seule ses deux enfants et les affaires ne sont pas très florissantes. Jusqu’au jour où un curieux appel provenant d’Allemagne vient bouleverser leur quotidien : Harald Guntlieb, étudiant allemand alors en Islande pour travailler sur son mémoire, est assassiné et est retrouvé mort dans l’Université de Reykjavik. Son cadavre porte des séquelles, ses yeux ont été arrachés. L’affaire est vite résolue par la police locale, un de ses proches amis est arrêté et emprisonné, sans aucun aveu de sa part. Les parents Guntlieb doutent, ils sont riches, ils ont de quoi assurer une vie confortable à Thora, si toutefois elle accepte de rouvrir l’enquête à l’aide de Matthew, un proche de la famille qui a déjà mené de son côté des investigations. Harald avait pour particularité de s’intéresser pour son mémoire à la chasse aux sorcières qui a eu lieu en Islande les siècles passés. Nous accompagnerons donc Thora et Matthew, durant cette enquête, qui nous mènera dans le monde de la sorcellerie, des rites de sorcellerie et de magie noire, pratiqués par certains groupes d’étudiants.

Parlons d’abord du positif…

J’ai  apprécié de retrouver le thème de l’Histoire de la sorcellerie, qui est un sujet qui m’a beaucoup attiré quand j’étais ado. Je connaissais un peu cette histoire du point de vue islandais car je m’intéresse beaucoup au pays (et que d’ailleurs je suis passée par la musée de la Sorcellerie qui est décrit dans le livre!) et ça m’a plu de retrouver ces éléments dedans. Mais la réflexion faite autour de l’histoire de la sorcellerie est trop poussée, à mon sens pour un thriller, ça occupe trop de place, et surtout encore une fois c’est trop répétitif! On a parfois l’impression de lire plusieurs fois le même extrait! ça m’a donné le sentiment que l’auteure brodait pour faire des pages en plus. Si le livre avait fait 150 pages de moins, je pense que je n’aurais pas eu ce sentiment.

Le livre avait pourtant bien commencé…

Un cadavre mutilé, des personnages qui passent assez bien, une enquête où on se sent investi, nous lecteurs, comme si nous reprenions nous-même une enquête bâclée de flics trop pressés de mettre derrière les barreaux un meurtrier tout désigné. Et puis rapidement, une impression de tourner en rond. Les éléments se répètent, beaucoup (beaucoup, beaucoup)… Nos deux protagonistes mettent un temps faramineux à avancer dans leur enquête, les passages liés à l’enquête sont parasités par de nombreuses scènes qui se déroulent au sein du groupe d’amis d’Harald à l’université, par la perte d’une lettre manuscrite datant de plusieurs siècles… On ne voit pas où l’auteure veut en venir, rassurez-vous on comprendra à la fin. Mais j’ai continué et lui ai laissé ma chance, d’abord parce que j’ai horreur de commencer quelque chose et de ne pas le finir, ensuite et je dois bien l’avouer, parce que c’est islandais et que je suis un peu monomaniaque quand il s’agit de ce pays. Et surtout parce qu’on sait, finalement, que les thrillers islandais ne sont pas franchement très virulents ni mouvementés.

J’ai forcément à nouveau eu des difficultés avec les noms islandais… Ajoutez en plus des noms allemands, et je trépasse tant ça se mélange dans ma tête! J’ai à  nouveau opté pour la solution « post-it » afin d’y faire un tri et d’y voir plus clair, mais ça n’est pas vraiment un problème car je suis plutôt coutumière du fait.

 

Finalement tout se décante 30 pages avant la fin. Je vais être honnête, j’ai passé une centaine de pages et j’ai repris les trente dernières, tellement je n’en pouvais plus! Et bien figurez-vous que j’ai néanmoins réussi à reprendre le cours de l’histoire et que ça ne m’a pas du tout dérangée pour comprendre le dénouement final. Parlons-en du dénouement, il est plutôt pas mal je dois bien l’avouer! On ne s’attend pas forcément à ce retournement de situation, on en apprend plus sur certaines zones d’ombre de l’enfance d’Harald, et il laisse un porte ouverte vers une suite, où l’on suivra certainement les aventures de Thora.

Par contre, cette fois, ça sera sans moi…

 

 

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Nordique

Cyanure – Camilla Lackberg

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Je préfère annoncer la couleur dès le début : si vous aimez Camilla Lackberg et que vous avez apprécié Cyanure, vous risquez de me détester après la lecture de mon article car je ne vais vraiment pas être gentille du tout… Je vais essayer de vous dire en tout objectivité et sans jugement de valeur, pourquoi je n’ai pas du tout apprécié ce livre, et c’est un euphémisme!

Cyanure, c’est l’histoire d’un repas de famille. Lisette, jeune étudiante suédoise, embarque Martin, son petit-ami, dans un repas de famille qui se passe sur la petite île de Välo. C’est pour elle l’occasion de le présenter à l’ensemble de sa famille. Le repas promet d’être ennuyeux et le week-end passé en isolement bien long, surtout qu’une tempête s’abat sur ce secteur et qu’ils vont être coupés du monde en raison de la neige, de la glace et des orages. Martin fait donc la connaissance de cette grande famille richissime. Le grand-père, Ruben, qui règne en maître suprême sur ce petit monde, est un ancien homme d’affaire milliardaire, qui a bâti un empire et qui, à l’heure de la retraite, a confié les rênes de son entreprise à ses fils. Les présentations faites, le repas débute et se déroule dans une ambiance pesante : Ruben prend un malin plaisir à pointer tour à tour chacun des membres de sa famille, en accusant ses fils de mauvaise gestion dans les affaires, sa petite-fille de suivre des études  trop longues et coûteuses à son goût, son autre petite-fille de ne pas avoir su utiliser son argent à bon escient dans la création d’une société de design et de ne pas être rentable… Et puis soudain sans prévenir, le vieil homme est pris de convulsions de plus en plus violentes, jusqu’à tomber raide mort et tête la première dans son assiette, sous les yeux incrédules de sa famille. Martin, qui se révèle être en fait un jeune flic de Fjällbacka, la grande ville du secteur, déclare alors quelques instants plus tard, sûr de lui, qu’il s’agit d’un assassinat au cyanure, du fait de l’odeur d’amande amère qui s’échappe de la bouche du cadavre. Il se chargera alors d’enquêter auprès des membres de la famille pour découvrir qui est l’assassin.

 

Bon… Par où est-ce que je commence? 

J’ai trouvé les personnages caricaturaux au possible. Dans cette famille issue de la haute bourgeoisie, je demande :  le vieil homme cynique, contrôlant chacun des membres de sa famille par le pouvoir que lui confère son immense fortune; la famille de vautours qui tantôt font des courbettes devant lui, tantôt espérent qu’il passe rapidement l’arme à gauche pour hériter de la fortune; le jeune flic qui va un peu vite en besogne et déclare moins de 5 minutes après la mort du grand-père que c’est un assassinat, sans enquête, sans autopsie, sans rien en fait; les hommes au pseudo caractère fort, qui boivent du cognac dans des verres en cristaux à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, qui prennent le dessus sur leurs femmes complètement dépressives, en retrait, niaises; le jeune petit-fils, cadre dynamique, sûr de lui, aux cheveux gominés en arrière… Plus j’avançais, plus j’avais l’impression d’être dans un vulgaire SOAP comme la télévision américaine sait nous abreuver depuis des dizaines d’années, du genre Dallas ou Feux de l’amour, sauf que là ça serait un SOAP suédois! L’apogée de cet effet SOAP, ça a été lorsqu’un des personnages avoue à sa fille que X n’était en fait pas son père, car elle a eu une brève aventure avec son frère Y… Et que donc elle n’était pas cousine avec Z, mais qu’elle était sa sœur! Non, non, non Camilla, non et re-non! Tu peux pas donner ce genre de choses à tes lecteurs par pitié!

L’effet huis-clos sur l’île, et dans la maison de vacances, aurait dû être plus exploité. Moi qui adore les enquêtes en huis-clos, je n’ai absolument pas ressenti l’effet étouffant qu’ils produisent en général, l’effet d’oppression n’a absolument pas été traité. La seule chose qui m’a faite étouffer c’est le style d’écriture de l’auteure, totalement amateur pour moi malgré le fait qu’elle ait écrit un bon nombre de livres, tous édités dans des maisons d’édition plus que respectables et que j’apprécie beaucoup en tant que lectrice, en plus !

L’enquête est plus que bâclée, le flic n’a aucun charisme, aucune compétence, il frôle le je-m’en-foutisme, il tire des conclusions hâtives, ses interrogatoires pourraient être réalisés par un gamin de 15 ans tant les questions sont basiques et qu’il ne va pas au fond des choses…  Il patauge complètement, pour finalement avoir une illumination à la fin et miracle! résoudre l’affaire en un clin d’œil grâce à son flair hors du commun en deux temps trois mouvements (vous sentez l’ironisme là?)…

Je suis habituellement fan des polars du grand nord, je lui laisse régulièrement sa chance, à cette auteure, car j’avais apprécié son premier livre, La princesse de glace, lu l’an dernier… et pourtant je suis presque à chaque fois déçue de ses livres! Là, c’est pire que de la déception, c’est ma pire lecture depuis le début d’année… Non vraiment je n’exagère pas, je sais que je suis vindicative, mais c’est mon ressenti personnel. Alors vous me direz qu’en 150 pages il n’est pas possible de mettre en place une enquête complexe? Je réponds faux! J’ai dernièrement lu L’amante d’Etretat de Stanislas Petrosky, il n’a pas une seule page de plus que Cyanure, et pourtant c’est un très bon thriller et l’histoire est cohérente, avec une vraie intrigue, une vraie étude des personnages…

 

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Hollow City – Tome 2 de Miss Peregrine et les enfants particuliers – Ransom Roggs

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Attention : Je vous conseille de lire cet article uniquement si vous avez lu le Tome 1, Miss Peregrine et les enfants particuliers, car je vais résumer dans les grandes lignes cette histoire et je risque de vous spoiler involontairement le premier, et ça serait vraiment dommage!

Donc toi, lecteur qui souhaite découvrir cette série de livres et qui n’a pas lu le T1 : passe ton chemin et va voir ailleurs si j’y suis 🙂 

 

Trêve de plaisanterie… Hollow City reprend exactement où le premier tome s’est arrêté, ça a été flagrant pour moi qui ai lu les deux en quelques jours. On retrouve donc nos enfants particuliers dans de sales draps. Leur monde, tel qu’ils le connaissaient depuis de nombreuses années, a totalement volé en éclat : ils ont dû fuir leur boucle suite à une violente attaque d’Estres et de Sepulcreux, Miss Peregrine qui s’est transformée en oiseau est bloquée dans cet état animal et n’a plus la possibilité de revenir à sa forme humaine. Les enfants sont seuls, sans cette femme qui était leur mère de substitution, leur sauveuse, leur épaule… Ils apprennent que seule une autre ombrune pourra l’aider à redevenir celle qu’elle était, Miss Wren. C’est donc accompagnés de cet oiseau que les enfants décident de partir à travers une Angleterre bombardée par l’armée allemande en pleine deuxième guerre mondiale, pour trouver celle qui pourra les aider. Il faut faire vite, ils n’ont que trois jours pour espérer faire quelque chose, sans quoi leur ombrune restera à jamais un oiseau.

 

Si vous avez lu ma chronique du T1, vous avez lu un avis un demi-teinte : je ne savais pas si je l’avais apprécié, il y a des moments où j’étais littéralement collée à mon livre et d’autres où je trouvais le temps bien trop long. Et bien là, j’ai été servie en matière d’action, les moments de répit sont rares! Le livre commence sur les chapeaux de roue, pas de temps mort, le rythme est bien plus soutenu dans le T1 qui avait surtout pour vocation de planter le décor. Les enfants sont poursuivis par divers monstres qui cherchent d’une part, à s’emparer d’une des dernières ombrunes encore libre, et d’autre part à tuer les enfants particuliers.

Dans ce livre, on est toujours dans deux périodes, la contemporaine, et les années 40 où la Seconde Guerre Mondiale fait rage et qui est largement développée ici. On ne se retrouve qu’à de rares occasions de nos jours. Du coup, l’aspect guerre et nazisme est très développé. Les mots sont lâchés et nous rappellent les heures les plus sombres de notre Histoire :  « les bottes qui claquent », « expériences scientifiques », un Estre explique aux enfants qu’il ne veut pas »éradiquer les particuliers mais sauver leur race ».

Je ne peux pas m’empêcher de faire le parallèle entre la traque des particuliers et des gitans pendant quelques chapitres, par les Estres et Sepulcreux, et la traque et le massacre des juifs et de la communauté Tsigane durant la guerre.  D’ailleurs, c’est bizarre mais je n’arrive pas à coller une image de monstre (au sens propre du terme) aux Estres et Sepulcreux; la seule image qui me vient en tête durant ma lecture, ce sont des soldats en uniforme allemand et en grosses bottes coquées. Je sais très bien que ce n’est pas le cas, et que ces deux monstres n’ont pas de forme humaine, mais je ne sais pas pourquoi je n’arrive pas à me détacher de cette image.

Certaines scènes se passent pendant des bombardements. Les enfants se fondent dans la masse populaire de gens « normaux », assistent impuissants aux bombardements qui s’abattent sur Londres et qui font de nombreuses victimes autour d’eux. Ils ne peuvent pas intervenir, ils ne peuvent pas changer le cours de l’Histoire.

La personnalité des personnages est plus développée dans ce T2 : on retrouve Emma, meneuse tout feu tout flamme mais un poil bipolaire et colérique; Jacob, qui prend la mesure de la tâche qui lui incombe dans cette nouvelle vie, des nouveaux dangers qui vont parsemer son existence; Enoch, qui devient franchement pénible et sur lequel je ne pleurerais pas s’il lui arrivait quelque chose tant je le trouve insupportable (Ransom Riggs si tu m’entends….). Certains personnages passent carrément au second plan et sont très peu développés, je ne sais pas si c’est une réelle volonté de l’auteur mais je trouve ça un peu bizarre car le groupe avance ensemble, soudé dans cette quête et ce parcours du combattant…

Le fait que l’intrigue se déroule sur 3 jours nous donne un sentiment de course effrénée, de récit à cent à l’heure. L’auteur nous laisse peu de temps pour reprendre nos esprits. Je ne compte pas le nombre de chapitres pendant lesquels je me disais « allez à la fin de ce chapitre tu vas dormir parce que tu te lèves demain« … Et je continuais, encore, et encore, et encore… Le suspens est intenable et l’auteur arrive parfaitement à nous captiver, nous kidnapper dans son récit, pour nous relâcher à la dernière page…

Petits bémols : je note quelques incohérences mais je préfère ne pas développer ici pour éviter de trop vous en dire et de gâcher votre plaisir de lecture. Le passage d’une époque à une autre est aussi parfois un peu confus et il m’arrivait de me perdre un peu et de devoir revenir quelques pages en arrière pour savoir où j’en étais.

 

En conclusion, ce tome 2 a été a la hauteur de mes attentes. Je l’ai trouvé plus sombre que le précédent. Un étrange sentiment de pessimisme m’a envahi durant toute ma lecture. A raison, le rebondissement final est diabolique, imprévu, je ne l’ai pas vu venir tellement j’étais prise dans ma lecture! Pourtant quand j’y réfléchis, je me dis que forcément, ça devait se passer comme ça! J’ai refermé ce livre avec le profond sentiment d’être dans un autre monde, celui des particuliers…

 

 

 

Polar

L’heure des fous – Nicolas Lebel

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J’ai toujours un train de retard…  Je ne lis jamais la même chose en même temps que tout le monde. J’ai donc mis du temps, à lire mon premier livre de Nicolas Lebel. Ce n’est pas faute de ne pas en avoir entendu parler, c’est juste que quand t’as une pal plus haute que ton plafond (j’ai essayé, ça tient pas, mais je suis sûre qu’elle touche le plafond 😀 ) tu te dis qu’il faut que tu sois un peu plus raisonnable au niveau de tes achats. Mais, un Serial Lecteur n’est PAS quelqu’un de raisonnable, donc je me suis laissée tenter…

C’est donc dimanche matin que j’ai sorti de ma PAL L’heure des fous, de Nicolas Lebel, et c’est dimanche soir que j’ai terminé la dernière page. Aussitôt commencé, aussitôt terminé ! ça laisse présager une belle chronique et un titre en plus dans votre LAL (Liste à Lire !!).

 

L’heure des fous commence par la découverte d’un cadavre, celui d’un   SDF, le long d’une voie de chemin de fer. C’est l’équipe du Commissaire Mehrlicht qui est mise sur le coup. Mehrlicht est quelqu’un que je qualifierais d’hurluberlu : commissaire malgré lui, vieux jeu, un poil macho sur les bords, il aime tyranniser ses stagiaires à grand renfort de langage argotique et de grilles de sudoku dans le but de les élever à la dure.  L’équipe est composée de plusieurs flics aux caractères très variés et hauts en couleurs. Il y a le sportif acharné ; Ménard le stagiaire souffre douleur qui tente tant bien que mal de se rebiffer, puis de feindre l’indifférence ;Sophie, seule femme du groupe, qui tente de s’imposer comme elle peut, il y a Dossantos qui connaît par cœur les articles du Code Pénal, son livre de chevet, et qui les cite dès que l’occasion se présente.

Le meurtre paraît banal, une simple dispute entre plusieurs SDF qui aurait mal tournée. Oui mais non… C’est bien plus complexe qu’il n’y paraît ! L’enquête mènera l’équipe de Mehrlicht d’abord dans une société parallèle, celle des SDF qui survivent dans certaines parties de la capitale : la jungle, le bois de Vincennes… Et puis l’enquête nous mènera dans un milieu totalement différent que celui présenté, celui de la Sorbonne. Quel lien entre la Sorbonne et le milieu défavorisé des SDF ? Il faudra lire le livre pour le savoir !

 

Toutes ces différences de personnalités donnent une écriture hors du commun et un peu déroutante au début, le temps de s’y habituer. Le texte est très fourni aussi bien en description qu’en dialogues, et les situations sont parfois tellement cocasses que, chose rare quand je lis un polar, j’ai ri (voir éclaté de rire) à plusieurs reprises ! Je ne doute pas que l’auteur doit être un grand rigolo dans la vie, on ne peut pas feindre ce genre d’humeur, c’est inné, c’est en lui !

Le personnage de Mehrlicht occupe beaucoup l’espace du récit, on a parfois du mal à le suivre tant ses expressions sont imagées et son argot prononcé. On pense d’abord que c’est un sale type, on prend en pitié le stagiaire, et finalement au fur et à mesure il apparaît comme quelqu’un de drôle, sans le vouloir, pas si méchant qu’on le croit.

La richesse du texte donne un rythme soutenu et je n’ai pas réussi à décrocher de ma lecture « qui me parle ?? » avant la dernière page, arrivée bien trop vite à mon goût ! La lecture est récréative, on ne pense à rien d’autre qu’à ce qu’on lit

Ce livre est un vrai polar dans la plus pure tradition. J’ai été séduite dès le premier chapitre, bien que j’ai eu un peu peur de faire la rencontre avec des enquêteurs stéréotypés comme on a l’habitude de les voir dans la plupart des polars, qui ne sont pas pour me déplaire, sinon je ne lirai pas de polars, mais parfois, une nouveauté, un brin de fraîcheur et de différence, et ça fait du bien ! Nicolas Lebel a donc réussi avec succès à sortir des clichés du genre en évitant de nous mettre un énième flic abîmé par la vie, qui noie sa morosité et sa dépression dans l’alcool ou les prostituées. Je souligne également l’important travail de recherche qui a été fait par l’auteur qui décrit le milieu du SDF, de la Sorbonne, qui nous parle de Victor Hugo mais aussi de Napoléon III ! Que ça soit clair, ce n’est pas un livre historique, on n’est pas noyé sous les détails historiques, et heureusement car je n’aime pas ça, mais tous ces éléments sont liés et importants pour comprendre la psychologie du tueur.

Il y a une suite, elle m’attend dans ma bibliothèque, et c’est pour très bientôt !

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Miss Peregrine et les enfants particuliers – Ransom Riggs

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De retour après une semaine de vacances sportives en montagne, je n’ai eu que peu de temps pour lire ces derniers jours. Et c’est dans la voiture que j’ai terminé le livre de Ransom Riggs, commencé la semaine dernière…

 

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Miss Peregrine et les enfants particuliers, c’est l’histoire de Jacob, jeune américain issu d’une famille de la bonne classe moyenne, qui perd subitement son grand-père. Ils ont une relation particulière tous les deux, Jacob est sans doute plus proche de lui que de ses propres parents. De son vivant, son grand-père avait l’habitude de lui raconter des histoires effrayantes, des histoires de monstres. Petit, cela faisait frissonner Jacob, adolescent, il devient sceptique mais continue tout de même à les écouter, en pensant que finalement son grand-père déraillait un peu. Jusqu’au jour où son grand-père meurt dans ses bras, au fond du jardin. Il lui dit alors, avant de s’éteindre,  d’étranges choses qui ne cesseront de hanter Jacob. Un suivi psychologique est mis en place pour l’aider à passer cette épreuve difficile. Et puis arrive son anniversaire. On lui offre un livre ayant appartenu à son grand-père. Dans ce livre, une étrange lettre, signée d’une certaine Miss Peregrine. Il s’acharnera alors à découvrir qui est cette femme. Sa quête de vérité le mènera sur l’île de Cairnholm, quelque part au large du pays de Galles où il partira avec son père, ornithologue amateur. Là il découvrira que non seulement son grand-père n’était pas fou, mais qu’il existe bien un monde parallèle, une boucle, peuplée d’enfants particuliers et d’estres, d’ombrunes, de sépulcreux…

 

Tout ce que je peux vous dire pour l’instant, c’est que je ne peux pas vous dire si j’ai aimé ou pas ce livre… Oui je sais, ça ne vous avance pas beaucoup, vous qui attendez mon avis pour savoir si vous allez vous lancer dans cette lecture ou pas. Je m’explique…

Deux choses m’ont données envie de lire ce livre : la première, c’est sa beauté et ses photos particulièrement intrigantes, glauques parfois, (c’est quoi ce truc là?) qui me font un peu penser à la série TV American Horror Story. La seconde, c’est que mon réalisateur préféré, le Maître Tim Burton, a adapté ce livre et le film sortira à l’automne sur nos écrans. J’étais sceptique avant de le commencer car à part Harry Potter et quelques rares lectures fantastiques ces derniers temps, normalement ce genre ce n’est vraiment pas mon truc. Et vu qu’il passait régulièrement sur la toile et vu l’enthousiasme de certains de mes contacts, je me suis dit que j’allais tenter…

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J’ai donc trouvé la première partie assez longue et ennuyante, tellement pleine de mystères que du coup l’auteur m’a perdue plusieurs fois, moi la fan de lectures ultra réalistes. La période de deuil de Jacob s’éternise sans qu’il ne se passe grand chose… Et puis l’arrivée sur l’île de Cairnholm, et la découverte des enfants particuliers… Et là ça commence à m’intéresser à nouveau. Je veux savoir qui ils sont, quelles sont leurs particularités, pourquoi l’auteur a décidé de les mettre sur le chemin de Jacob, eux qui sont encore des enfants et qui n’ont sans doute pas connu son grand-père. Oui mais ça, c’est dans mon imaginaire de lectrice terre à terre. Car finalement ce qui est bien quand on rentre dans le fantastique, c’est que tout est possible. Et puis s’en suit à nouveau un certain nombre de pages où on me perd… Ok, il a rencontré les enfants particuliers, il retourne les voir régulièrement dans leur boucle, il participera à leur vie quotidienne, ils deviennent ses amis, mais quel est le lien avec son grand-père? Et puis finalement… un peu de patience Anaïs voyons ça vient! Jacob entre vraiment dans le monde des enfants particuliers. Et là, le livre commence à être addictif et se lit d’une traite.Et finalement une fois qu’on est dedans, on a du mal à sortir de cet univers mystérieux mis en place par Ransom Riggs.

Le narrateur est Jacob lui-même, on a parfois l’impression qu’on est en train de lire son journal intime. ça renforce le sentiment de l’accompagner durant ses aventures. On voit son évolution, de jeune adolescent un peu naïf et surprotégé par ses parents, il en vient à devoir faire des choix difficiles qui changeront son futur à jamais.

L’intrigue se déroule dans deux époques distinctes, la contemporaine, et l’autre lors de la deuxième guerre mondiale. Le tout est bien géré, on ne se sent pas perdu dans le temps.

Ce livre est normalement issu d’une série pour ado, mais à près de 30 ans je vous assure que ça passe bien quand même! On est loin de la gentillette littérature pour ado, il y a certaines scènes assez violentes et le suspens est à son comble durant les 100 dernières pages. Loin d’être un livre moralisateur, il y a tout de même toujours en toile de fond un combat du bien contre le mal.

C’est un peu le même sentiment que quand je finissais un livre d’Harry Potter « Quoi? Il faut revenir dans le monde réel et tout ça n’existe pas en vrai?? » C’est que la mécanique de l’auteur fonctionne et qu’il a vraiment captivé. La fin est trop prometteuse pour que je m’arrête là. C’est un nouveau monde qui s’ouvre, de nouvelles aventures qui s’annoncent mouvementées et difficiles, et bien que je sois toujours incapable de vous dire si j’ai aimé ou pas, il me faut la suite, vite, très vite, tout de suite! Je cours acheter le tome 2 dès demain!

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