Chronique lecture, Feel good

La confiserie de Rosie – Jenny Colgan

En décembre dernier, j’ai lu le roman Noël à la confiserie de Rosie de Jenny Colgan et j’ai été tellement enchantée par cette lecture que j’ai aussitôt acheté le premier tome de la série, en prévision du début d’année, pour un moment où j’aurais besoin d’une lecture plus légère. Fin janvier, après avoir enchaîné deux romans particulièrement éprouvants dont les intrigues se déroulent durant la période de l’esclavagisme aux États-Unis, ce besoin s’est fait sentir : j’avais clairement envie d’un texte moins intense sur le plan émotionnel.

Et je dois dire que ça a très bien fonctionner !

Portrait d’une héroïne made in Jenny Colgan

Dès les premières pages, l’autrice nous embarque dans un univers réconfortant, coloré et dans lequel elle arrive parfaitement à nous faire plonger.

Rosie est l’héroïne parfaite made in Jenny Colgan : imparfaite, un peu paumée, avec des émotions qui débordent de partout et une certaine capacité à se fourrer dans des situations incongrues. Coincée dans un quotidien à Londres qui ne lui ressemble plus avec un petit-ami aussi transparent et inintéressant qu’un fantôme, elle semble vivre en apnée dans leur petit appartement, attendant que quelque chose d’intéressant se passe dans sa vie. Jusqu’à ce départ pour la petite ville de Lipton, un village anglais plein de charme où elle va fuir sous prétexte d’aller aider sa vieille grande tante acariâtre à vendre sa confiserie.

La confiserie devient alors bien plus qu’un décor : c’est un lieu chargé d’histoires et de souvenirs pour la petite communauté de Lipton qui voit d’un très bon œil arriver la jeune femme qui va, contre toute attente, faire revivre les lieux. On imagine sans difficultés les grosses bombonnes en verre remplies de bonbons de toutes sortes, de toutes les couleurs et aux formes diverses. On aurait d’ailleurs envie d’aller piocher dans ces recettes dont nous n’avons jamais entendu parler en France ! La confiserie va non seulement permettre à Jenny de refaire surface et de donner un nouvel élan à sa vie mais elle fait aussi revivre le village en redevenant un lieu de rencontres qui fait revivre la communauté. A l’image de son Cupcake Café ou de sa Petite boulangerie du bout du monde, Jenny Colgan a l’art de créer une atmosphère douce dont la chaleur vous enveloppe et vous fait du bien à l’âme.

Derrière le feel-good, des thèmes plus forts

Comme d’habitude avec Jenny Colgan, derrière une atmosphère douce et une intrigue qui semble plutôt légère, des thèmes plus profonds qu’il n’y paraît sont abordés. Il est question ici de reconstruction, de ces moments dans la vie où on a besoin de lever le pied et de faire une focale sur sa vie pour savoir dans quelle direction on veut l’emmener. Le thème du deuil est bien présent : deuil d’une relation qui s’essouffle, difficultés à s’engager, difficultés d’un couple qui n’a pas les mêmes envies et besoins, deuil d’un amour perdu, deuil d’une jeunesse trop vite passée…

Les personnages secondaires apportent également une vraie bouffée d’air frais à cette intrigue. Parfois chaleureux, excentriques ou tout simplement touchants, cette petite communauté haute en couleurs fait vivre cette histoire pour la rendre humaine et vraie.

Le mot de la fin

Je n’ai lu à ce jour que cinq romans de Jenny Colgan mais je peux vous dire que dès que j’ai besoin d’un livre doudou réconfortant, c’est vers elle que je vais ! Ses romans sont tout ce dont j’ai besoin quand je cherche une lecture remplie de chaleur et d’optimisme même s’ils abordent toujours des thèmes plus forts et plus douloureux.

J’aime particulièrement l’ambiance très anglaise de ses histoires, moi qui aurais rêvé de tenir une pâtisserie ou un salon de thé dans un charmant cottage en pierre des Cotswolds.

Une Naïs dans les Cotswolds

Un premier tome gourmand, pour une histoire familiale chaleureuse et émouvante.

Je continuerai en 2026  à découvrir les romans de l’autrice, soyez en certains !

Résumé (Quatrième de couverture)

Parce que personne, dans la famille, ne voulait s’en charger, Rosie s’est portée volontaire. Sa mission ? Trouver une maison de retraite pour sa vieille tante Lilian, ainsi qu’un acquéreur pour la confiserie qu’elle a tenue des années durant.
Seulement en découvrant la petite ville de Lipton, la Londonienne hésite. La vieille dame s’avère plutôt acariâtre. Mais au milieu des sucreries et des bocaux multicolores, un vieux secret et une nouvelle vie pourraient bien se trouver cachés…

Citation

Qu’elle ait pu se soucier de l’avis d’une autre fille, que de telles futilités aient pu la peiner ou lui paraître importantes, ne serait-ce qu’un instant, l’étonnerait toujours. Plus jamais elle ne se préoccuperait de ce que pensait les autres, de ce qu’ils voyaient. Car, quand on connaissant la réalité de la vie, quand la peine, la tragédie vous frappaient, on s’élevait au-dessus de ces petitesses, et personne ne pouvait vous dire comment agir ; pas vraiment. Parce que tout le monde pouvait partir, tout le monde pouvait mourir, n’importe quand. Peu importait que l’on soit bon, courageux, honnête.

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