Chronique lecture

Filles d’Irlande (Tome 1 – Le secret des Deverill) – Santa Montefiore

Encore une saga familiale, elle est irlandaise cette fois !

Ce ne sont pas les couvertures, et encore moins le bandeau « histoire d’amour » flanqué sur la couverture qui m’ont donné envie de lire ces romans. Ah ça, non ! Mais divers posts des copines du Instagram ont éveillé mon attention et après un rapide échange avec plusieurs d’entre elles je me suis dit « et pourquoi pas ».

Direction le domaine de la famille Deverill, en plein cœur de l’Irlande profonde. On y suit plusieurs générations de la famille Deverill, une famille d’aristocrates qui évolue dans leur bulle, entourés de leurs fidèles domestiques. Sur le papier, c’est tout ce que j’aime en ce moment et ça me fait penser à la série de La villa aux étoffes.

Alors, ai-je aimé ce premier tome de la saga irlandaise ? La réponse tout de suite !

L’histoire (Quatrième de couverture)

Irlande, 1900. L’année marque le début d’un nouveau siècle et la naissance de deux jeunes femmes bien différentes : Kitty Deverill, une noble anglo-irlandaise intrépide aux flamboyants cheveux roux, et Bridie Doyle, la timide fille de la cuisinière qui aspire à une vie meilleure. Mais elles ont grandi ensemble au château de Deverill et une profonde amitié les lie. Bientôt, leur vie paisible dans ce bastion de la suprématie britannique est menacée par la lutte du pays pour son indépendance et par l’amour qu’elles partagent pour le rebelle Jack O’Leary. Déchirées par la trahison et un terrible secret, les deux amies semblent à présent irréconciliables. Une seule chose peut les réunir : leur inébranlable attachement pour le château de Deverill et tous les souvenirs qu’il renferme

L’Irlande, au cœur du roman

Ce roman est une ode à l’Irlande. Ce pays, battu par les vents et les tempêtes de l’Atlantique, joue un rôle important ici. J’ai profondément aimé l’atmosphère douce et mélancolique des paysages irlandais, j’ai imaginé ce château perdu dans la lande verdoyante. L’autrice a réussi à créer un décor palpable pour les lecteurs qu’ils imaginent sans difficulté tant les descriptions sont réalistes.

Le personnage de Kitty

Le personnage central de ce premier tome de la série est Kitty Deverill. Nous la découvrons jeune enfant dans cette vie d’insouciance de l’aristocratie anglo-irlandaise, alors qu’elle vit mille aventure avec ses amies, notamment Bridie, la fille de la cuisinière. Malgré la différence de statut, les deux jeunes filles ressentent une amitié profonde l’une envers l’autre à tel point que la différence de classe s’efface parfois pour ne laisser place qu’à de beaux moments de joie et de légèreté.

L’héroïne du roman, c’est bien elle. En grandissant, la jeune fille balaie les codes de l’artistocratie et devient une personnalité franche, affirmée et loin de l’image lisse que l’on se fait des jeunes filles de bonne famille.

Prête à prendre les armes pour lutter en faveur de l’indépendance de l’Irlande, elle est l’image même de la rebelle, du vilain petit canard de la famille. Elle a grandi dans l’ombre de sa fratrie auprès d’une mère détestable qui ne l’a jamais aimée. Certains passages sont assez poignants et on ne comprend pas l’animosité de la génitrie envers cette pauvre enfant si lumineuse et solaire.

Un roman profondément ancré dans l’histoire

Le roman se déroule des années 1910 aux années 1920. La lutte pour l’indépendance de l’Irlande bat son plein et la fracture au sein de la société Irlandaise est réelle : d’un côté les partisans de l’indépendance, de l’autre ceux qui souhaitent rester rattachés à l’Angleterre. Les actions sont violentes et certains personnages prendront part à cette bataille malgré les risques encourus.

Une saga familiale dans la plus pure tradition

Comme dans toute saga familiale (je dirais même comme dans toutes familles), les liens entre les protagonistes sont complexes, parfois douloureux. Aucun personnage n’a une place de héros, tous ont des traits de caractère particuliers, des félures, des parts de lumière mais aussi beaucoup de part d’ombre. Cette nuance les rend vrais, crédibles.

Un point négatif…

Indéniablement sa densité. Les personnages sont tellement nombreux qu’il est parfois compliqué de s’y retrouver… J’ai eu par moment du mal à discerner leurs liens entre eux et ma lecture a été par moment fastidieuse notamment lorsque j’étais fatiguée ou que j’avais laissé de côté quelques jours mon roman et que j’avais un peu perdu le fil…

Le mot de la fin

Un premier tome captivant, prometteur, mais également particulièrement dense.

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