Chronique lecture, Nordique, roman noir

Celui qui a vu la forêt grandir – Lina Nordquist

Durant de longues années consacrées presque exclusivement au thriller et au polar, j’ai été fascinée par les récits venus du Nord. J’ai lu une multitude d’auteurs scandinaves sans jamais éprouver la moindre lassitude. J’aimerais désormais explorer la littérature nordique au-delà de la littérature noire. Et là est tout le problème…

Rien de ce que je lis en quatrième de couverture ne me donne envie de m’y mettre, et les quelques auteurs scandinaves que j’ai tentés cette année m’ont, une fois de plus, ramenée vers les ténèbres du roman noir… Résultat : si je reconnais le talent d’écriture des auteurs venus du froid, ces lectures se sont révélées longues et éprouvantes, car je n’ai plus envie, à l’heure actuelle, de romans aussi difficiles.

Après avoir été ébranlée au mois de janvier par Stöld d’Ann-Helen Laestadius, me voilà à la limite du traumatisme avec Celui qui a vu la forêt grandir

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Chronique lecture, Feel good

La confiserie de Rosie – Jenny Colgan

En décembre dernier, j’ai lu le roman Noël à la confiserie de Rosie de Jenny Colgan et j’ai été tellement enchantée par cette lecture que j’ai aussitôt acheté le premier tome de la série, en prévision du début d’année, pour un moment où j’aurais besoin d’une lecture plus légère. Fin janvier, après avoir enchaîné deux romans particulièrement éprouvants dont les intrigues se déroulent durant la période de l’esclavagisme aux États-Unis, ce besoin s’est fait sentir : j’avais clairement envie d’un texte moins intense sur le plan émotionnel.

Et je dois dire que ça a très bien fonctionner !

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Chronique lecture, Coup de coeur, Littérature américaine

La colline aux esclaves – Kathleen Grissom

ALERTE COUP DE CŒUR !

Cette année marquera mon retour sur les terres de l’oncle Sam en août pour un deuxième voyage de trois semaines dans l’ouest US, entre Las Vegas et le parc de Yellowstone. Je n’ai envie que d’une chose en ce moment : me mettre déjà dans l’ambiance Amérique profonde histoire de m’imprégner complètement de cette atmosphère si particulière…

Je n’avais jamais entendu parler de Kathleen Grissom il y a encore un mois… Je suis tombée dessus par le plus grand des hasards alors que je flânais dans les rayons d’une librairie et la quatrième de couverture m’a immédiatement donné envie de l’acheter. J’aime énormément les lectures dont l’intrigue se déroule dans le sud des Etats-Unis, à l’image des romans de Leila Meacham comme La plantation, Les roses de Somerset, Les orphelins de Kersey.

La violence d’un monde divisé par la couleur de peau

L’intrigue se déroule fin du 19ème siècle dans une plantation de tabac dans un Etat du sud des Etats-Unis. Le roman débute lorsque la toute jeune orpheline Lavinia est placée comme domestique à la plantation après la mort de ses parents. La jeune fille est blanche comme neige et elle rejoint les autres domestiques qui eux sont tous noirs. Elle sera alors confrontée dès son plus jeune âge au fossé qui sépare les personnes noires des personnes blanches, à la violence des inégalités entre êtres humains uniquement en raison de leur couleur de peau. Elevée par Belle, une esclave métisse cultivée et d’une intelligence et douceur remarquables, un lien quasi maternel s’établit entre les deux femmes. Lavinia grandit dans une atmosphère protectrice établie par Belle. Pourtant, la jeune fille semble n’appartenir à aucun des deux mondes… Avant la mort d’une éducation elle bénéficiait d’une éducation et elle vivant dans le confort d’un foyer qui n’a pas besoin de se mettre au service d’autres personnes d’un rang supérieur pour survivre.

C’est ce tiraillement entre deux mondes qui est au centre du récit et qui sera le fil rouge de ce roman (et du suivant, Les larmes de la liberté). À mesure que la jeune fille grandit, des privilèges lui sont accordés en raison de la couleur de sa peau : elle bénéficie d’une éducation dispensée par la maîtresse des lieux, laquelle se révèle pourtant, au départ, être une véritable saloperie. Elle est également autorisée à passer du temps avec elle dans la grande maison. Des privilèges qui, pourtant, restent strictement interdits aux autres domestiques… Il y a une sorte de culpabilité qui ronge la jeune fille lorsqu’elle se rend compte qu’elle est « du bon côté » sans l’avoir choisi, tandis que les personnes qu’elle aime et qui lui sont proches subissent cette vie faite de violences et de labeur. Il y a alors une rage et une envie de changer les choses qui grandissent en elle et qui la mettent souvent dans des situations inconfortables.

Bella, le deuxième personnage principal du roman, est une figure inoubliable de cette intrigue et je l’ai aimée encore plus que Lavinia. A travers son personnage le roman montre une réalité souvent tue mais dont tout le monde a connaissance malgré tout : la violence sexuelle est partout, les esclaves ont une couleur de peau qui fait qu’ils n’ont droit à aucune liberté ni aucune considération de la part des blancs, mais les femmes servent malgré tout d’objet sexuel aux hommes blancs qui semblent oublier le racisme qui les anime lorsqu’ils vont les violer quand bon leur chante. Il est absolument effroyable pour moi en tant que femme et être humain de lire ces violences et la haine qui transpirent de ces mâles blancs tout puissants. C’est d’autant plus difficile quand on sait que derrière l’intrigue romanesque, cette période a vraiment existé dans un passé pas si lointain.

L’autrice a eu à cœur, me semble-t-il, de ne jamais tomber dans le cliché. Ainsi, les esclaves ne sont pas idéalisés, les maîtres ne sont pas non plus caricaturaux. Chacun porte en lui une part de noirceur, mais également une part de lumière (même si parfois il faut vraiment la chercher parce qu’elle est bien enfouie !) étouffée par la violence du système dans lequel tous évoluent. Kathleen Grissom explore avec une finesse incroyable la complexité de cette période et des relations humaines.

Lavinia elle-même n’est pas exempte de défauts. Je déteste ces romans qui font d’un personnage un héros ou une héroïne, lisse, à qui tout réussit et qui ne commet aucune erreur. A mesure que la jeune femme grandit et change de vie, elle commet des fautes mais qui la rendent plus mature et lui font gagner l’expérience nécessaire pour s’émanciper.

La vie quotidienne sur la plantation ainsi que les relations entre les domestiques, les esclaves de la plantation et leurs propriétaires sont décrites avec justesse et on se rend compte des différents statuts dans la société de l’époque : il ne faut pas se mélanger (sauf pour violer les femmes…), il faut savoir rester à sa place et c’est une question de vie ou de mort.

Sans jamais tomber dans la surenchère ni les scènes trop difficiles, j’ai été particulièrement marquée par certains drames qui surviennent dans le récit… J’ai éprouvé un attachement sans limite envers certains personnages, ce qui a rendu encore plus difficilement acceptable certains éléments de l’intrigue.

Le mot de la fin

Une lecture qui m’a secouée, m’a parfois brisé le cœur… C’est une histoire poignante qui réussit à mêler des faits historiques à des destins individuels. C’est un vrai, gros, immense coup de cœur !

Il fera sans doute partie de mon top 5 de l’année 2026.

A lire d’urgence !

Recettes

La tarte Maria

Cette recette est un grand classique de nos dimanche en automne et hiver. Elle provient du chef d’un ancien restaurant de Thionville de bonne facture qui a fermé voilà quelques années (L’auberge du Crève-Cœur). Ce chef était passé au Moselle TV et il y présentait sa tarte Maria, nommée ainsi en l’honneur de sa grand-mère. Cette tarte ne ressemblait à aucune tarte aux pommes que j’avais déjà vue, je me suis d’ailleurs dit que c’était très bizarre quand il l’a sortie du four avec cette peau tout cramée au-dessus mais finalement ça a suffisamment éveillé ma curiosité pour que je teste la recette. Et voilà une bonne dizaine d’années que je la fais, que tout le monde me la réclame et que je prends toujours autant de plaisir à manger alors que les tartes ne sont pas vraiment la passion de ma vie…

ATTENTION ! On Utilise des pommes Boskoop UNIQUEMENT pour cette recette. Donc n’essayez pas de me demander quelle autre pomme vous pouvez utiliser, je ne vous répondrai pas 😀 Quand je ne trouve pas de Boskoop, et bien je ne fais pas de tarte Maria 😀

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Chronique lecture, Nordique

 Stöld – Ann-Helén Laestadius 

Ce roman a fait l’aller-retour avec moi en Laponie l’an dernier, mais il n’a finalement servi que pour la photo. La raison ? Ma copine Katia (Encore un livre) m’avait prévenue : « Oh là, je te préviens, c’est sombre et vraiment difficile. » Ne souhaitant pas rompre la magie de ce fabuleux voyage en me faisant redescendre trop brutalement de mon nuage de bonheur pour plonger dans les méandres d’un roman noir, j’ai préféré en différer la lecture.

Coincée à la maison par un virus hivernal cette semaine, il ne me reste plus que deux romans dans ma pile à lire, dont celui-ci… Le moment est donc venu de l’en sortir une bonne fois pour toutes…

Cela ne vous aura pas échappé si vous me suivez depuis un moment mais je ne lis absolument plus de romans noirs, (et encore moins de thrillers et de polars). J’étais presque persuadée en le débutant qu’il allait rejoindre en fin d’année l’article « je les ai abandonnés en 2026 » (juste après avoir abandonné Cézembre de Hélène Gestern d’ailleurs). Et pourtant, contre toute attente, je l’ai dévoré en un rien de temps, bien au chaud sous la couette, entre deux siestes.

Résultat ? Un roman dur, très dur, qui m’a filé un sacré bourdon, mais que je suis néanmoins heureuse d’avoir lu.

N.B. Cette chronique comportera plusieurs liens vers les articles de mon blog de voyage, consacrés aux pays évoqués dans le texte et que j’ai eu la chance de découvrir.

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Chronique lecture, Sagas familiales

Destinée suédoise (Tome 4 – Le dernier choix de Betty) – Katarina Widholm

Il est déjà temps de vous parler du dernier tome de la saga Destinée suédoise, que j’ai lue durant les deux premières semaines du mois de janvier. Sans surprise, j’ai enchaîné les 4 romans tant je me suis prise de passion pour l’histoire de la jeune Betty, que nous avons rencontrée alors qu’elle n’avait tout juste que 17 ans.

Si vous n’avez pas lu les trois premiers romans de la saga, quittez immédiatement cette chronique qui pourrait vous spoiler des éléments importants des trois premiers tomes.

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Lifestyle, Slow life & hygge

15 habitudes slow life pour un hiver plus doux

L’hiver a toujours été pour moi une saison compliquée. Les journées plus courtes, la lumière qui se fait rare, l’énergie qui baisse, l’effervescence des fêtes qui retombe… et cette impression diffuse de fonctionner au ralenti, mais sans vraiment l’avoir choisi. Pendant longtemps, j’ai subi cette période, en attendant simplement que les beaux jours reviennent ou qu’un voyage se profile.

Et puis, quelque chose a changé. 2025 a été pour moi une année éprouvante et la philosophie de vie danoise m’a beaucoup aidée à garder la tête hors de l’eau. J’ai lu quantité d’articles sur le sujet, et également le livre du Hygge dont je ne cesse de vous parler sur mes réseaux depuis quelques mois.

Aujourd’hui, plutôt que de lutter contre l’hiver, j’ai décidé de l’accueillir autrement. De ralentir volontairement, de baisser mes exigences, et surtout de porter mon attention sur les petites choses simples qui réchauffent le quotidien. Rien de spectaculaire, juste des gestes, des habitudes, des moments choisis qui m’aident à traverser cette saison avec plus de douceur et de présence.

Si vous aussi vous ressentiez cette déprime hivernale, ce manque d’élan ou cette fatigue un peu lourde, cet article est pour vous. Je vous partage ici 15 habitudes slow life à adopter en hiver (hors tourbillon des fêtes), des invitations à ralentir, à s’écouter et à savourer l’instant présent. Non pas pour « aller mieux à tout prix », mais pour vivre l’hiver autrement avec plus de bienveillance, de lenteur et de petits bonheurs assumés.

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Chronique lecture, Sagas familiales

La ritournelle des rêves (Tome 3 – Destinée familiale) – Katarina Widholm

La ritournelle des rêves est le troisième tome de la saga Destinée suédoise dont je me délecte depuis début janvier. Ce roman historique et familial se déroule juste après la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Nous continuons de suivre la vie de Betty, le personnage phare de la série.

Si vous n’avez pas encore lu les deux premiers romans de la série, je vous invite à quitter immédiatement cet article et à ne surtout pas le lire afin d’éviter les spoilers.

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Chronique lecture, Sagas familiales

Destinée suédoise (Tome 2 – La nouvelle vie de Betty) – Katarina Widholm

Vous l’aurez compris si vous me suivez sur mon compte Instagram, j’ai développé en ce début d’année une nouvelle lubie : la saga Destinée suédoise de Katarina Widholm. Quatre romans composent cette série, je vais donc enchaîner les quatre chroniques étant donné le fait qu’il m’est impossible de lire autre chose tant que je ne les ai pas tous terminés !

Je vous invite à quitter cette chronique si vous n’avez pas encore lu le premier roman de la série et dont je vous parlais il y a quelques jours histoire d’éviter de vous spoiler la première intrigue

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Chronique lecture, Sagas familiales

La destinée suédoise (Tome 1 – La fille du Hälsingland) – Katarina Widholm

Ce roman patientait dans ma pile à lire depuis l’été dernier : je voulais attendre que toute la saga soit publiée en poche avant de m’y plonger. Je n’achète pas de grands formats et j’aime enchaîner les tomes d’une série, car si je laisse trop de temps entre deux lectures, j’oublie tout (les personnages comme les événements des précédents volumes)… Après un mois de décembre consacré aux romans et romances de Noël, j’ai eu envie de retrouver une saga, et mon choix s’est naturellement porté sur celle-ci. Grand bien m’en a pris !

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