
Jenny Colgan est mon autrice doudou, dès que je traverse une période lecture compliquée, je lis un de ces romans et ça me fait tellement bien ! Si vous me suivez un peu sur Instagram, vous constaterez que je traverse un véritable désert littéraire en ce moment et que j’abandonne la majorité des bouquins que je commence… Tout m’ennuie (pour être polie), tout me lasse, aucune intrigue ou presque ne m’accroche… Bref, c’est pas l’éclate !
Considérez donc que si j’ai terminé ce roman, c’est que je l’ai aimé !
Les mêmes bons ingrédients
Chez Jenny Colgan, la recette est simple et toujours la même : prenez un personnage féminin qui traverse une période compliquée (qu’elle soit professionnelle ou personnelle), ajoutez un déménagement loin de chez elle afin de fuir les difficultés en cours, saupoudrez le tout de personnages secondaires un brin sauvages mais finalement tellement attachants, et vous obtiendrez un roman feel good réconfortant à souhait !
L’intrigue
Cette fois, direction l’Ecosse. Nous suivrons Nina, une jeune femme amoureuse des livres, qui travaille au sein d’une bibliothèque de la petite ville de Birmingham, qui voit sa vie professionnelle bouleversée lorsque la petite bibliothèque dans laquelle elle travaille se transforme en véritable médiathèque high tech où le rendement et les nouvelles technologies deviennent le maître mot. Impossible pour elle de continuer, elle prendra donc le train direction l’Ecosse pour aller rencontrer le propriétaire d’un vieux van complètement pourri qu’elle a trouvé sur un site de petites annonces. Elle a alors l’idée folle de l’acheter, de le rénover, et de sillonner les routes de campagne à la rencontre des habitants qui n’ont pas la possibilité d’emprunter ou d’acheter des livres à moindre coût.
Nina est le personnage principal du roman et comme tous les personnes principaux de Jenny Colgan, elle est un savant mélange de gentillesse, d’humour et de sensibilité. Nina ne se contente pas de vendre des romans, ses connaissances dans la littérature lui permettent de conseiller tous ses clients en fonction de leurs goûts. Elle réussit même à donner envie à des non lecteurs d’ouvrir à nouveau un roman et de se laisser porter par son intrigue. En tant que lectrice passionnée, je me suis retrouvée dans ce personnage et dans son amour pour les livres. Au fil du roman, Nina s’émancipe, prend confiance en elle, elle va de l’avant et va surtout vers les gens. Elle est attachante, du début à la fin, et j’ai été chagrinée en tournant la dernière page de mon livre, comme si je devais dire aurevoir à une bonne copine.
Outre l’intrigue vraiment sympa à lire, ce qui m’a vraiment plu dans ce roman c’est l’amour de Nina pour les livres (et sans doute à travers elle, l’amour de Jenny Colgan). Ils sont au cœur de l’histoire, au cœur de la vie de Nina également. Si elle trouve en eux un véritable réconfort lorsqu’elle ne va pas bien, ils servent aussi à la rapprocher des individus et à se faire sa place dans ce microscope où on est toujours intrigués de voir de nouvelles personnes débarquer.
Les paysages écossais participent eux aussi pleinement au charme du roman. Les Highlands sont décrits avec talent, on ressent bien l’atmosphère de ces villages isolés battus par la pluie et le vent. C’est tout à fait le genre de paysages dans lesquels je me sens bien, comme si j’avais enfin ma bonne place sur Terre. C’est également le genre de paysages qui fascinent de nombreux lecteurs solitaires, qui cherchent un endroit paisible et loin de la foule pour s’épanouir. Si l’Ecosse vous intéresse, n’hésitez pas à consulter mon carnet de voyage consacré sur mon blog de voyages 🙂
Le mot de la fin
Alors oui, l’histoire est prévisible. Oui également, tout semble tellement simple que ça paraît complètement idéaliste. Mais n’est-ce pas que cherchent les lecteurs de ce type de littérature ? En tout cas moi, dans ma traversée du désert littéraire, j’ai adoré me promener dans les Highlands écossais aux côtés de Nina !
Un roman qui réchauffe le cœur, une héroïne attachante, une bonne dose d’humour et de situations parfois cocasses. En bref, un excellent roman positif pour se mettre dans sa bulle et s’isoler de tout le négatif du quotidien.
Résumé
Après La petite boulangerie du bout du monde , partez en Écosse avec ce roman de Jenny Colgan.
Lorsque la bibliothèque de quartier où elle travaille ferme ses portes, la timide Nina se retrouve sur le carreau. » Austérité budgétaire « , ont-ils tranché là-haut : on regroupe tout en centre-ville, avec zone multimédia et » pôle d’activités « .
Tout l’inverse de sa vocation, en somme, qui est d’aimer les livres et de les conseiller. Alors pour la première fois en 29 années d’existence, Nina prend une décision : tout plaquer. Acheter un gros van et, munie d’un stock de vieux bouquins, conduire sa propre librairie itinérante. Direction les Highlands où l’attendent, peut-être, les jours heureux…