Ce roman m’a attirée en librairie grâce à cette sublime couverture illustrée. Quand j’ai découvert, à la lecture de la quatrième de couverture, que l’intrigue se déroulait aux États-Unis, je n’ai pas réfléchi 30 secondes avant de l’acheter. Entre petite ville côtière pleine de charme, librairie indépendante et secrets de famille, ce roman avait tout pour me séduire. !
Une parenthèse chaleureuse à Cape Cod
Dès les premières pages, Kristan Higgins nous transporte à Cape Cod, dans la charmante petite ville de Wellfleet. Impossible de ne pas tomber sous le charme de cette librairie chaleureuse tenue par Harlow et son grand-père. C’est exactement le genre d’endroit où je rêverais de recommencer ma vie : une petite librairie nichée dans une ville accueillante, avec son café, son jardin fleuri et ses coins lecture que l’on imagine aussi confortables que chaleureux. L’autrice parvient à donner vie à ce lieu avec beaucoup de talent et on le visualise sans la moindre difficulté. C’est quelque chose que j’aime beaucoup, en tant qu’amoureuse des cafés cosys que je suis. Dans sa manière d’installer une atmosphère douce et réconfortante, elle m’a d’ailleurs un peu rappelé Jenny Colgan et son roman Rendez-vous au cupcake café.
C’est là le gros point fort de l’intrigue (même si ça n’est pas le seul). Ces ambiances feutrées sont une sorte de point d’ancrage dans l’intrigue et je prends plaisir à retourner à ma lecture à chaque fois, parce que sais que je vais me sentir bien dedans.
Mais derrière cette ambiance cosy et bienveillante se cache une histoire bien plus complexe et poignante qu’il n’y paraît.
Le secret d’une vie
Si à 35 ans, Harlow mène une existence relativement paisible, son quotidien va voler en éclat lorsqu’un certain Matthew débarque un matin sans prévenir, en lui annonçant qu’il est son fils, qu’elle a confié à l’adoption presque 18 ans plus tôt. Dire que cette rencontre est un séisme serait un euphémisme, c’est tout son équilibre qui vacille ainsi que celui de sa famille. Harlow n’avait en effet jamais parlé de cette période sombre de sa vie à ses proches et seule son amie de fac était au courant de son histoire.
L’autrice fait le choix de raconter cette situation à travers deux points de vue : celui de Harlow et celui de Monica, la mère adoptive de Matthew. Si Monica n’a jamais caché à son fils qu’il avait été adopté et s’est toujours montrée ouverte à l’idée qu’il puisse un jour rencontrer sa mère biologique, elle ne s’attendait pas à ce qu’il entreprenne cette démarche dans son dos, la prenant totalement de court.
L’adoption constitue le thème central du roman, et j’ai trouvé que l’autrice l’abordait avec beaucoup de justesse. Elle ne cherche jamais à désigner un bon ou un mauvais parent. Au contraire, elle met en lumière toute la complexité de cette situation et, plus largement, celle des liens familiaux. Elle nous invite à réfléchir à la parentalité et à ce qui définit réellement une famille. Les liens du sang ont-ils plus de poids que les années passées à grandir auprès de ceux qui nous ont élevés et aimés ?
Des personnages hauts en couleur
Harlow est un personnage sincère auquel je me suis rapidement attachée. Derrière son humour et sa gentillesse se cachent des blessures anciennes profondément enfouies mais jamais totalement guéries. J’ai trouvé son parcours particulièrement touchant. L’autrice ne cherche ni à susciter la pitié du lecteur ni à le pousser à la juger pour une décision prise alors qu’elle n’avait même pas 18 ans.
Les personnages secondaires occupent également une place importante dans le récit, et j’ai beaucoup apprécié cet aspect. Leur présence contribue à l’immersion totale dans ce petit monde et donne l’impression d’évoluer au sein d’une véritable communauté. Certains sont plus attachants que d’autres, mais tous participent à rendre l’intrigue vivante et crédible. C’est aussi grâce à eux que l’histoire gagne en richesse et en profondeur.
Si j’ai un reproche à formuler à ce roman, c’est qu’il est un poil long et répétitf à mon goût. Je pense qu’il aurait gagné en rythme s’il avait été allégé d’environ 150 pages. C’est dommage car ça m’a un peu essoufflée à la moitié du roman, mais j’ai repris quelques chapitres plus tard et j’ai pris plaisir à aller jusqu’au bout de ma lecture.
Le mot de la fin
Une lecture agréable à savourer un week-end pluvieux, avec une bonne boisson chaude à portée de main.
Si vous aimez les histoires humaines riches en émotions et les petites villes pleines de charme, lisez ce roman !
Résumé (4ème de couverture)
Harlow Smith est fière de la librairie qu’elle tient avec son grand-père, et de l’ambiance cosy qu’elle a su y créer, au coeur de la station balnéaire de Cape Cod. Une cheminée, un petit café, des alcôves aménagées en coins lecture ainsi qu’un jardin fleuri font le succès de sa boutique. À 35 ans, Harlow mène ainsi une vie tranquille rythmée par son travail, ses sorties en kayak et ses soirées quiz. Jusqu’au jour où un jeune homme fait irruption dans la librairie. Matthew, l’enfant qu’elle a confié à l’adoption dix-huit ans plus tôt dans le plus grand secret. Si Harlow est bouleversée, c’est aussi le cas de Monica, la mère adoptive de Matthew, qui n’imaginait pas que son fils chercherait à rencontrer sa mère biologique. L’été s’annonce plein de surprises !
Un roman drôle et émouvant sur les secondes chances, la famille et l’amour filial, sous toutes ses formes.
Citation
« Tout autour de moi, j’avais des livres, mes indéfectibles compagnons. Ils me soutenaient pendant les journées difficiles, me tenaient compagnie quand je me sentais seule, m’emmenaient dans des endroits que je n’avais jamais vus et me présentaient des personnages qui étaient comme des amis. »