Chronique lecture, Sagas familiales

Café Engel (Tome 2) Les années fatidiques – Anne Jacobs

Ma mauvaise passe lecture, c’est de l’histoire ancienne depuis que j’ai commencé la saga Café Engel.

Si vous n’avez pas encore découvert le premier roman de la série, ne lisez pas la suite de cette chronique même si j’essaie d’éviter tout spoiler 🙂

Résumé (4ème de couverture)

Wiesbaden, 1951. Tandis que la ville se relève lentement de ses décombres, les nouveaux commerces fleurissent, et le Café Engel a désormais de la concurrence. Notamment avec Le Café König, bien plus moderne. Hilde tente, en vain, de convaincre ses parents de rénover l’entreprise familiale, mais c’est l’amour de sa vie qu’elle risque de perdre, à cause de ses ambitions.

Son frère August n’est pas mieux loti. Rentré de Russie où il était retenu prisonnier, il est accompagné d’une femme russe dont l’arrivée menace de déchirer la famille…

On prend les mêmes, et on recommence !

Quel plaisir de retrouver la famille Koch et le Café Engel ! J’avais déjà beaucoup aimé le premier tome même s’il n’était pas dénué de défauts, mais cette suite m’a encore davantage convaincue. Je pense que le fait de connaître désormais les personnages et leurs histoires y est pour beaucoup. Je m’y suis bien plus retrouvée notamment dans les liens qui les unit.

Dans ce tome, la guerre est terminée, nous sommes au tout début des années 50. Un vent de renouveau souffle dans la société allemande d’après-guerre et la famille Koch est tiraillée par l’envie de garder l’essence même de cet établissement renommé et la nécessité de se moderniser pour faire face à la concurrence qui s’installe. Deux générations s’affrontent : les parents Koch, fermement opposés à tout changement (il ne veulent pas de téléphone, pas de vitrine réfrigérée pour les gâteaux, ne veulent pas changer le mobiliser) et Hilde, qui voudrait adapter l’établissement à son époque.

Ce désaccord m’a beaucoup intéressée, car il ne s’agit pas simplement de changer la décoration ou la manière de travailler : derrière ces choix se cachent deux visions différentes de l’avenir, mais aussi un attachement à un lieu chargé de souvenirs.

Hilde est le personnage central de l’histoire et dans ce deuxième tome elle m’a encore bien gonflée, soyons honnête. Si elle a indéniablement des qualités, je la trouve particulièrement égoïste notamment envers son mari. A aucun moment elle ne se soucie de ce qu’il veut, elle est obnubilée par le café, par sa vie qui tourne autour du café, au détriment de son mari qui aimerait s’émanciper pour, lui aussi, avoir une vie professionnelle dans laquelle il pourrait s’épanouir. J’ai parfois eu du mal à comprendre qu’elle puisse défendre ses propres aspirations tout en faisant si peu de place à celles de son conjoint. C’est rare que je n’apprécie pas le caractère du personnage principal d’une saga, comme quoi tout arrive un jour !

Le mot de la fin

J’ai retrouvé tout ce que j’aime dans les sagas familiales : des histoires qui s’entremêlent, des relations parfois compliquées (on s’ennuierait si tout était rose !), des désaccords et des histoires d’amour qui apportent leur lot d’émotions sans jamais tomber dans le gnangnan. Je me suis passionnément attachée aux personnages, j’ai envie de connaître la suite de leurs aventures et j’ai hâte de voir ce que l’autrice leur réserve.

Une très belle lecture, que j’ai préférée au premier tome, et qui me donne évidemment envie de poursuivre l’aventure au Café Engel. Je suis, au moment où j’écris cette courte chronique, en pleine lecture du troisième tome, et je suis certaine que je vais enchaîner le reste dans la foulée 😀

Citation

« Le monde est rempli de possibles, de perspectives excitantes, tout lui est ouvert, jusqu’aux rêves les plus déraisonnables, les plus discutables. » »

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