
Cette chronique va être relativement courte et peu fouillée car, même si j’ai plutôt bien aimé ce roman, je n’ai pas grand-chose à en dire… Certains romans nous marquent profondément, alors que d’autres nous accompagnent simplement le temps de quelques soirées, ils glissent sur nous mais n’arrivent pas à nous atteindre au plus profond de notre âme de lecteur. Les semeuses fait partie de cette deuxième catégorie pour moi, et j’ai d’ailleurs oublié pas mal de choses de l’intrigue alors que je l’ai terminé il y a moins d’une semaine..
Nous suivons dans les semeuses une famille dakota sur plusieurs générations. On est pile dans le thème de ce que j’aime lire en ce moment et pourtant, même si j’ai passé un moment de lecture agréable, ce n’est pas allé jusqu’au coup de cœur. Il m’a manqué un petit quelque chose, je ne saurais dire quoi. Je n’ai pas vraiment réussi à m’attacher aux personnages, je pense qu’ils auraient mérité d’être un peu plus approfondis pour créer un lien avec le lecteur. J’ai également été perturbée par l’alternance passé/présent. Si cette construction ne me pose habituellement aucun problème, ici les chapitres sont noyés dans la masse et on passe de l’un à autre sans qu’il y ait de réelle coupure entre les deux. De plus, je les ai trouvés trop brefs, ce qui a renforcé le fait que je ne comprenais pas toujours le lien entre les personnages du passé et du présent
Côté rythme, je l’ai trouvé inégal et les passages dans le passé m’ont ennuyée à mourir. Ils étaient trop brefs pour que je réussisse à entrer dedans.
Bref, je l’ai lu, je l’aurai sans doute oublié en fin d’année. Au suivant !
Résumé
Une jeune femme dakhóta est arrachée de sa famille et à sa culture ; ce n’est que des années plus tard qu’elle renoue avec son passé.
Jusqu’à ses 12 ans, Rosalie Iron Wing a connu la vie de ses ancêtres amérindiens. Par la voix de son père, elle a appris comme la terre chante sous les étoiles, comme chaque plante de la forêt a sa propre voix, son mystère… Et puis la vie l’a arrachée à sa terre, déracinée. Bien des années plus tard, elle revient à cette prairie du Minnesota et renoue avec toute une lignée d’aïeux et de femmes dakhóta : Gaby, Darlene, Marie Blackbird… Trois générations, de 1860 à nos jours, brisées par le colonialisme, mais qui n’ont jamais été découragées de semer, et de semer encore, autant de graines que d’espoirs…
Citation
« Il faut être respectueux, savoir que la vie d’une plante ou d’un animal est un don qui nous permet de vivre. On ne prend jamais plus que ce dont on a besoin.«